-
Chapitre 1 – Raisonnement numérique et calculs commerciauxs et probabilités
-
Chapitre 2 – Statistiques descriptives : tableaux, graphiques et indicateurs
-
Chapitre 3 – Pourcentages, proportionnalité et évolutions
-
Chapitre 4 – Résolution de problèmes professionnels par les mathématiques
-
Chapitre 5 – Communiquer des résultats mathématiques de façon claire et structurée
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
Module 3 : Langue vivante A (B1+) : compréhension, expression écrite et orale
-
Chapitre 1 – Compréhension de l'oral : documents authentiques et professionnels
-
Chapitre 2 – Expression orale en continu et en interaction
-
Chapitre 3 – Compréhension de l'écrit : documents professionnels en LVA
-
Chapitre 4 – Production écrite : rédiger en langue étrangère dans un contexte professionnel
-
Chapitre 5 – La langue étrangère dans les situations de gestion administrative
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
Module 4 : Éducation physique et sportive
-
Chapitre 1 — Activité physique, santé et bien-être
-
Chapitre 2 — Préparation physique et progrès
-
Chapitre 3 — Sports collectifs et coopération
-
Chapitre 4 — Activités d'expression et performance corporelle
-
Chapitre 5 — Projet personnel et engagement durable
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
MODULE 5 : Arts appliqués et cultures artistiques
-
Chapitre 1 – Observer et analyser des réalisations visuelles et des objets design
-
Chapitre 2 – Les grandes périodes et mouvements artistiques et design
-
Chapitre 3 – Design graphique et communication visuelle professionnelle
-
Chapitre 4 – Créer et mettre en œuvre une réalisation plastique ou numérique
-
Chapitre 5 – Argumenter ses choix esthétiques et culturels à l'écrit
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
MODULE 6 : Langue vivante B (A2+) : expression orale et compréhension écrite
-
Chapitre 1 – Comprendre des documents simples en langue B dans un contexte professionnel
-
Chapitre 2 – Expression orale simple : se présenter et communiquer en LVB
-
Chapitre 3 – Répondre à des situations courantes de la vie professionnelle en LVB
-
Chapitre 4 – Lire et comprendre des écrits professionnels simples en LVB
-
Chapitre 5 – Produire des écrits simples en LVB dans un contexte professionnel
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
Module 7 : Prévention-santé-environnement : démarche d'analyse et prévention
-
Chapitre 1 – Démarche d'analyse d'une situation à risque au travail
-
Chapitre 2 – Les risques professionnels : identification et classification
-
Chapitre 3 – Les moyens de prévention et de protection collectives et individuelles
-
Chapitre 4 – La santé au travail : acteurs, réglementation et obligations
-
Chapitre 5 – L'environnement et le développement durable en entreprise
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
Module 8 : Histoire-géographie et éducation morale et civique
-
Chapitre 1 – Le monde du travail dans l'histoire contemporaine
-
Chapitre 2 – La mondialisation et ses effets sur les économies et les sociétés
-
Chapitre 3 – La France et l'Union européenne dans le monde
-
Chapitre 4 – Citoyenneté, démocratie et engagement civique
-
Chapitre 5 – Enjeux éthiques et responsabilités dans le monde professionnel
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
-
Module9 : Français : maîtrise de l'écrit, lecture critique et expression
-
Chapitre 1 – Maîtrise de l'orthographe et de la grammaire dans les écrits professionnels
-
Chapitre 2 – Lecture critique et analyse de documents variés
-
Chapitre 3 – Synthèse de documents : méthode et rédaction
-
Chapitre 4 – L'expression écrite : argumentation et prise de position
-
Chapitre 5 – Les écrits professionnels : maîtrise des codes et des genres
-
🚨CERTIFICATION
-
EVALUATION
📝– L'expression écrite : argumentation et prise de position
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Chapitre 4 – L'expression écrite : argumentation et prise de position
4.1 – La structure d'un texte argumentatif : thèse, arguments, exemples, concession, réfutation
Un texte argumentatif n'est pas un texte qui dit ce que l'on pense ; c'est un texte qui démontre pourquoi on a raison de le penser. Cette nuance change tout.
Là où la dissertation banale aligne des opinions, l'argumentation rigoureuse construit une chaîne logique entre une thèse clairement formulée, des arguments qui la soutiennent, des exemples qui les illustrent, et un dispositif de concession-réfutation qui anticipe les objections adverses.
Cette architecture, héritée de la rhétorique classique, reste la grammaire de toute prise de position éclairée — au lycée comme dans la vie professionnelle, lorsqu'il faut convaincre une direction, un comité ou un client.
La thèse est le pivot du texte. Elle se formule en une seule phrase, affirmative, prenant position. Sophie, dans un mémoire sur la gestion durable, n'écrit pas « Le développement durable est un sujet important » — phrase qui ne défend rien — mais « La performance économique des PME est désormais indissociable de leur capacité à réduire leur empreinte environnementale ».
La thèse fixe la direction : tout ce qui suit dans le texte doit y mener. Karim, qui peinait à formuler sa thèse, a adopté la méthode des trois questions :
« Quelle est ma position ? Sur quel sujet précis ? Sous quel angle ? » Le croisement de ces trois réponses fournit une thèse opératoire, ni vague ni trop fermée.
Les arguments sont les raisons qui rendent la thèse plausible. Ils diffèrent des exemples : un argument est une idée générale, un exemple est un cas particulier qui l'illustre.
Théo, qui mélangeait souvent les deux, a appris à distinguer « Le télétravail réduit les coûts immobiliers » (argument général) de « L'entreprise X a fermé deux étages depuis 2020 » (exemple concret qui appuie l'argument).
La règle d'or veut que chaque paragraphe argumentatif suive le schéma A-E-D : Argument formulé en une phrase, Exemple qui le concrétise, Démonstration qui explique le lien entre les deux. Inès écrit ses brouillons en colonnes pour s'assurer qu'aucun paragraphe ne saute l'une des trois étapes.
La concession et la réfutation distinguent un texte argumentatif mature d'un plaidoyer simpliste. Concéder, c'est reconnaître ce que l'adversaire dit de vrai ou de raisonnable. Lucas écrit « Il est exact que le télétravail intensif a généré des situations d'isolement professionnel… » Réfuter, c'est ensuite montrer pourquoi cette objection ne renverse pas la thèse : « … mais ces situations relèvent davantage d'une mauvaise organisation managériale que du dispositif lui-même ».
Cette double mouvement — concession brève suivie de réfutation argumentée — désamorce les contre-arguments avant qu'ils ne se forment dans la tête du lecteur. Anaïs place toujours sa concession-réfutation dans le tiers final du développement, pour renforcer la thèse au moment précis où le lecteur pourrait commencer à douter. Quentin, en outre, soigne les modalisateurs :
« il est exact », « certes », « assurément » signalent la concession ; « toutefois », « néanmoins », « il reste que » signalent la réfutation. Ce balisage explicite la dynamique du raisonnement et rassure le lecteur sur la maîtrise du sujet.

L'architecture d'un texte argumentatif
4.2 – Les connecteurs logiques : cause, conséquence, opposition, concession, illustration
Les connecteurs logiques sont les rails sur lesquels circule le raisonnement. Sans eux, un texte argumentatif ressemble à une suite de phrases juxtaposées dont le lien doit être deviné par le lecteur. Avec eux, chaque phrase s'inscrit dans une dynamique explicite : on annonce une cause, une conséquence, une opposition, une concession ou une illustration, et le lecteur sait immédiatement où il en est dans la démonstration.
Maîtriser une trentaine de connecteurs, c'est se donner les moyens d'écrire un texte fluide, hiérarchisé, dont la progression saute aux yeux.
Les connecteurs de cause introduisent ce qui explique. « Parce que », « car », « puisque », « étant donné que », « du fait que », « en raison de » construisent la base causale du raisonnement. Sophie écrit « Les PME résistent mieux aux crises parce qu'elles ont une plus grande agilité décisionnelle » : la cause est immédiatement liée à l'effet.
Les connecteurs de conséquence font le mouvement inverse, du fait vers ses suites : « donc », « par conséquent », « en conséquence », « si bien que », « de sorte que », « c'est pourquoi ». Karim utilise « par conséquent » lorsqu'il veut insister sur la rigueur logique de l'enchaînement, et « si bien que » lorsqu'il décrit une conséquence factuelle observée. Cette double palette suffit à couvrir l'essentiel des situations.
Les connecteurs d'opposition et de concession sont les plus subtils. « Mais », « cependant », « toutefois », « néanmoins », « pourtant », « en revanche » marquent une opposition franche.
Théo a appris à éviter le « mais » trop oral et à préférer « toutefois » à l'écrit professionnel. La concession est plus délicate : elle reconnaît une part de vérité dans le camp adverse avant de reprendre la main. Les connecteurs « certes… mais », « il est vrai que… toutefois », « bien que », « même si », « malgré » sont les outils canoniques. Inès écrit «
Certes, le télétravail engendre des situations d'isolement ; toutefois, ce phénomène relève davantage du management que du dispositif lui-même » : la concession est nette, la réfutation suit. Cette tournure renforce la thèse au lieu de l'affaiblir, à condition de ne pas s'attarder dans la concession.
Les connecteurs d'illustration et d'addition complètent la palette. « Par exemple », « ainsi », « notamment », « en particulier », « illustrons », « tel que » introduisent un cas concret après une idée générale.
Lucas s'oblige à employer un connecteur d'illustration chaque fois qu'il bascule de l'argument à l'exemple, pour signaler le changement de niveau. Les connecteurs d'addition — « de plus », « par ailleurs », « en outre », « également », « non seulement… mais aussi » — relient des arguments de même nature et empêchent le texte de paraître haché.
Anaïs proscrit cependant l'enchaînement « de plus… de plus… de plus » qui trahit l'absence de hiérarchie ; elle varie systématiquement les formules et préfère « par ailleurs » au deuxième usage et « en outre » au troisième.
Quentin, enfin, place ses connecteurs en début de phrase pour qu'ils soient immédiatement visibles, et il les fait suivre d'une virgule pour signaler une articulation. Margaux contrôle, à la relecture, qu'aucun de ses paragraphes ne commence par « Et » ou « Aussi » — connecteurs trop pauvres pour porter un raisonnement argumenté.

La palette des connecteurs logiques
4.3 – La prise de position éclairée : distinguer opinion et argument, étayer par des preuves
Prendre position dans un texte argumentatif n'est pas exprimer une opinion ; c'est défendre une thèse à l'aide d'arguments et de preuves. La confusion entre opinion et argument est l'erreur la plus fréquente des candidats, parce que la langue courante n'oblige pas à la dissiper : on entend chaque jour des affirmations qui prétendent au statut d'argument sans en avoir les caractères. La maîtrise commence par cette distinction.
Une opinion est une affirmation que l'on peut soutenir ou contester selon son humeur, ses valeurs, son expérience ; elle s'exprime souvent par « je pense que », « je trouve que », « selon moi ».
Un argument est une affirmation accompagnée d'un raisonnement qui peut être discuté rationnellement et qui appelle des preuves. Sophie a longtemps cru défendre une thèse en écrivant « Je pense que le télétravail est positif » ; elle défendait en réalité une opinion qu'aucun lecteur n'avait de raison de partager.
La preuve donne à l'argument sa force. Cinq grandes catégories de preuves nourrissent l'argumentation. La preuve chiffrée s'appuie sur des statistiques précises : Karim écrit « 78 % des entreprises ayant adopté un dispositif de télétravail signalent un gain de productivité (étude IFOP, 2024) » plutôt que « beaucoup d'entreprises ».
La preuve par l'exemple convoque un cas concret, nommé et daté : Théo cite « l'entreprise BNP Paribas, qui a fermé 30 % de ses surfaces de bureau entre 2021 et 2024 sans baisse de performance ». La preuve par l'autorité s'appuie sur la parole reconnue d'un expert ou d'une institution : Inès mobilise « le rapport du Conseil d'analyse économique de 2023 ».
La preuve par l'analogie compare deux situations pour transférer une conclusion connue à un cas inconnu : Lucas rapproche le télétravail d'autres révolutions organisationnelles passées. La preuve par la déduction logique enchaîne des prémisses pour aboutir à une conclusion inévitable.
La prise de position éclairée se distingue par trois marqueurs. Premièrement, elle est nuancée : elle ne défend pas une thèse absolue mais une thèse étayée et bornée. Anaïs n'écrit pas « Le télétravail est toujours bénéfique » mais « Le télétravail, dans les conditions managériales adaptées, produit des effets bénéfiques sur la productivité et l'engagement ».
Deuxièmement, elle est argumentée : chaque affirmation est suivie d'au moins un argument et d'un exemple. Quentin a adopté la règle des trois questions de relecture : « Cette phrase est-elle une opinion ou un argument ? Quel exemple la soutient ? Quelle objection pourrait-on lui faire ? » Une phrase qui ne passe pas le test des trois questions est reformulée ou supprimée.
Troisièmement, elle est honnête : elle reconnaît les limites de son raisonnement, les zones d'incertitude, les nuances que les preuves disponibles imposent.
Plusieurs pièges menacent la prise de position. La pétition de principe consiste à affirmer comme prouvé ce qui devrait l'être : Margaux a appris à se méfier des phrases qui présentent leur conclusion comme une évidence.
L'argument d'autorité abusif s'appuie sur une personnalité hors de son champ de compétence : citer un acteur ou un sportif sur une question économique affaiblit le raisonnement.
Adrien a constitué une grille personnelle de pièges argumentatifs qu'il consulte avant de rendre un devoir : pétition de principe, généralisation hâtive, fausse causalité, attaque ad hominem, faux dilemme. Cette vigilance critique sur ses propres arguments est ce qui distingue le rédacteur mature du candidat pressé qui aligne des affirmations sans contrôle.

Opinion vs Argument : le test des 5 preuves
4.4 – L'écriture de l'introduction : amorce, définition, problématique, annonce du plan
L'introduction d'un texte argumentatif est la promesse faite au lecteur : elle l'embarque dans le sujet, lui annonce la question, lui dessine le chemin. Une mauvaise introduction sabote tout — le correcteur, désorienté dès les premières lignes, lira le reste avec un préjugé négatif.
Une bonne introduction, en revanche, crée un climat de confiance qui rejaillit sur toute la copie. Sa structure est canonique et tient en quatre temps qu'il faut savoir enchaîner sans hésitation, sous le stress de l'examen comme dans la rédaction quotidienne.
L'amorce est le premier temps. Elle situe le sujet dans un contexte plus large — actualité, donnée statistique, citation, anecdote signifiante — pour intéresser le lecteur sans le perdre. Sophie écrit « En 2024, 64 % des entreprises françaises de plus de 50 salariés ont adopté au moins une forme de télétravail régulier, soit un quadruplement en cinq ans. »
Cette amorce statistique installe immédiatement l'enjeu. Karim, lui, préfère l'amorce d'actualité : « La publication récente du rapport de la Direction générale du travail relance le débat sur la durabilité du télétravail. »
L'amorce doit éviter deux écueils : la généralité plate (« Depuis toujours, l'homme cherche à organiser son travail… ») et la phrase choc déconnectée du sujet. Théo a banni de son vocabulaire les ouvertures temporelles vagues du type « De tout temps… » qui signalent immédiatement la pauvreté de l'angle d'attaque.
La définition des termes du sujet est le deuxième temps. Elle dissipe les ambiguïtés et installe le cadre conceptuel. Inès, devant un sujet sur la « digitalisation des PME », définit explicitement le terme : « Par digitalisation, on entendra l'intégration systématique d'outils numériques dans les processus de gestion, de production et de relation client. » Cette définition oriente la suite : elle exclut, par exemple, la simple présence d'un site Web et inclut, en revanche, l'automatisation des flux comptables.
Lucas définit en outre les bornes temporelles et géographiques quand elles ne sont pas évidentes — sa thèse sur le télétravail vaut pour la France des années 2020, et il le précise.
La problématique est le troisième temps, et la pièce centrale. Elle reformule le sujet sous une forme interrogative qui annonce la tension du devoir. Anaïs distingue trois niveaux de problématique :
la question fermée à proscrire (« Le télétravail est-il une bonne chose ? »), la question descriptive plate (« Quels sont les effets du télétravail ? ») et la question dialectique forte, qui ouvre un débat (« En quoi le télétravail transforme-t-il à la fois les conditions de travail et les pratiques managériales, au risque de produire de nouvelles inégalités professionnelles ? »). C'est cette dernière forme qu'elle privilégie systématiquement, car elle impose un développement nuancé.
L'annonce du plan clôt l'introduction. Elle énumère les grandes parties dans l'ordre où elles seront traitées, à l'aide de connecteurs explicites. Quentin écrit « Nous étudierons d'abord les transformations organisationnelles induites par le télétravail, puis les évolutions managériales qu'il rend nécessaires, avant de nous interroger sur les risques d'exclusion qu'il peut produire. »
Cette annonce, qui peut sembler scolaire, rassure le correcteur sur la maîtrise du devoir et engage le rédacteur à respecter le plan annoncé. Margaux y voit aussi un instrument de discipline personnelle : une fois écrit, le plan annoncé ne peut plus être contourné, ce qui force la rigueur du développement.

Les 4 temps de l'introduction argumentative
4.5 – La conclusion d'un texte argumentatif : bilan, ouverture, formulation synthétique
La conclusion est la dernière impression que le rédacteur laisse au lecteur ; elle pèse souvent plus lourd dans la note finale qu'on ne l'imagine. Une conclusion bâclée donne le sentiment d'un devoir qui s'effondre à la fin, comme un coureur qui ralentit dans les dernières dizaines de mètres.
Une conclusion soignée, à l'inverse, ressaisit la démonstration, en révèle la cohérence et ouvre une perspective qui prolonge la réflexion sans la délayer. Sa structure tient en deux ou trois temps qu'il faut tenir avec discipline.
Le premier temps est le bilan. Il rappelle la problématique posée en introduction et synthétise les grandes étapes du développement. Sophie écrit « Nous avons vu que le télétravail transformait à la fois l'organisation matérielle et les pratiques managériales des entreprises, tout en faisant émerger de nouveaux risques d'isolement et d'exclusion professionnelle. »
Cette phrase de bilan ne reprend pas mécaniquement les titres des parties — ce serait trop scolaire — mais elle en restitue la dynamique argumentative en une formulation synthétique.
Karim, plus prudent encore, vérifie que son bilan répond effectivement à la problématique : il met la problématique et le bilan côte à côte sur son brouillon pour s'en assurer.
Le deuxième temps est la prise de position synthétique, qui n'est pas une nouveauté mais le rassemblement explicite de la thèse défendue.
Théo écrit « Au terme de ce parcours, il apparaît que le télétravail constitue une opportunité organisationnelle réelle, dont l'efficacité dépend toutefois étroitement de la qualité du management et de l'attention portée aux situations individuelles. »
La position est nuancée, conforme aux arguments développés, et elle évite à la fois la radicalité (« le télétravail est bénéfique ») et la mollesse (« le télétravail a des avantages et des inconvénients »).
Inès, qui peinait à équilibrer son bilan, a découvert que la formule « il apparaît que… à condition que… » lui permettait toujours d'articuler thèse et nuance en une seule phrase.
Le troisième temps, facultatif mais souvent valorisant, est l'ouverture. Elle prolonge la réflexion vers une question voisine, une évolution prévisible, un débat parallèle.
Lucas écrit « Reste à savoir si les transformations en cours du télétravail anticipent une mutation plus large du rapport au temps et au lieu de travail, dans une économie où la frontière entre vie professionnelle et vie privée tend à se brouiller. » L'ouverture doit être courte (deux phrases maximum), pertinente (liée au sujet, pas plaquée) et non rhétorique (« Et si demain… ? » est à proscrire).
Anaïs a appris à éviter trois pièges classiques : l'ouverture qui contredit la thèse défendue, l'ouverture trop large qui dilue la réflexion, et l'ouverture qui introduit un argument nouveau que le devoir ne pouvait pas traiter.
Quelques règles d'or sécurisent la conclusion. Elle ne contient aucun argument nouveau : tout ce qui n'a pas été démontré dans le développement ne peut pas surgir à la fin. Quentin se relit avec cette grille : « Cette idée a-t-elle été développée ailleurs ? Sinon, je la retire. »
Elle proscrit toute formule de modestie excessive (« nous n'avons fait qu'effleurer le sujet ») ou toute concession finale qui affaiblit la thèse. Margaux, enfin, soigne particulièrement la dernière phrase, qui doit avoir une force rhétorique : phrase courte, formulation synthétique, vocabulaire choisi.
Adrien a constitué pour lui-même une banque de formules de chute (« C'est dans cet équilibre fragile que se joue… », « Une question demeure ouverte… ») qu'il adapte au sujet traité. Camille, plus stylée encore, ferme parfois sur une formule en miroir avec l'amorce, créant un effet d'écho qui clôt élégamment le devoir.

Il n'y a aucune réaction pour le moment.