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🎁Module 1: Introduction à la gestion administrative des organisations
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Chapitre 1 – Le rôle de l'assistant de gestion dans l'organisation
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Chapitre 2 – Les différents types d'organisations et leurs structures
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Chapitre 3 – Les missions d'interface, de coordination et d'organisation administrative
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Chapitre 4 – La dématérialisation et la transformation numérique des activités administratives
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Chapitre 5 – Les outils numériques au service de la gestion administrative
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🚨CERTIFICATION
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🎁Module 2: Identifier et traiter les demandes clients et usagers
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Chapitre 1 – Identifier les caractéristiques et les types de demandes
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Chapitre 2 – Apporter une réponse adaptée : méthodes et procédures internes
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Chapitre 3 – La communication orale et écrite avec les clients et usagers
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Chapitre 4 – Gérer les situations difficiles et les réclamations
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Chapitre 5 – Assurer le suivi et la traçabilité des demandes
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🚨CERTIFICATION
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🚨EVALUATION
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🎁Module 3: Suivi administratif commercial : promotion et prospection
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Chapitre 1 – Les fondamentaux de la promotion commerciale et de la prospection
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Chapitre 2 – Assurer le suivi administratif des actions de promotion
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Chapitre 3 – Gérer les opérations de prospection : outils et méthodes
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Chapitre 4 – Produire les documents liés aux relations clients en environnement numérique
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Chapitre 5 – Analyser et rendre compte des résultats commerciaux
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🚨CERTIFICATION
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🚨EVALUATION
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🎁 Module 4: Sécurisation des données et protection des informations
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Chapitre 1 – Les données personnelles et la réglementation RGPD
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Chapitre 2 – Les risques liés à la gestion numérique des informations
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Chapitre 3 – Les moyens de protection des données enregistrées
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Chapitre 4 – La sécurisation des accès et des systèmes d'information
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Chapitre 5 – Appliquer les procédures de sécurité au quotidien
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🚨CERTIFICATION
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🚨EVALUATION
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🎁Module 5: Visibilité numérique de l'organisation (réseaux sociaux, site web, blogs)
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Chapitre 1 – Les enjeux de la présence numérique pour une organisation
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Chapitre 2 – Gérer et animer un site internet professionnel
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Chapitre 3 – Les réseaux sociaux professionnels et leur stratégie éditoriale
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Chapitre 4 – Créer et diffuser des contenus numériques (posts, articles, blogs)
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Chapitre 5 – Mesurer et analyser la performance de la présence numérique
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🚨CERTIFICATION
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🚨EVALUATION
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🎁Module 6: Produire des supports de communication numériques
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Chapitre 1 – Les supports de communication : types, objectifs et choix du support adapté
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Chapitre 2 – Rédiger et mettre en forme des documents professionnels numériques
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Chapitre 3 – Créer des supports visuels et des présentations numériques
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Chapitre 4 – La communication par email : règles et bonnes pratiques professionnelles
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Chapitre 5 – Diffuser et archiver les supports de communication numériques
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🚨CERTIFICATION
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🚨EVALUATION
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🎁Module 7: Facturation vente, encaissements et suivi des relances clients via PGI
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Chapitre 1 – La facture de vente : contenu, normes légales et émission
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Chapitre 2 – Les encaissements : modes de règlement et enregistrement via PGI
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Chapitre 3 – Le suivi des comptes clients et la détection des impayés
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Chapitre 4 – La procédure de relance clients : étapes et outils
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Chapitre 5 – Les anomalies et la mise à jour du système d'information client
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🚨CERTIFICATION
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🚨EVALUATION
📝 Diffuser et archiver les supports de communication numériques
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Chapitre 5 – Diffuser et archiver les supports de communication numériques
5.1 – Les canaux de diffusion numérique : email, intranet, réseaux sociaux, site web, serveur partagé
Produire un support de communication n'est que la moitié du travail : encore faut-il choisir les canaux par lesquels il sera diffusé pour atteindre effectivement son public. Cinq grands canaux structurent aujourd'hui la diffusion numérique au sein des organisations. L'email reste le canal historique et le plus universel : il touche directement la boîte personnelle ou professionnelle du destinataire, garantit une trace écrite, et autorise la jonction de pièces. Quentin, dans une mairie, utilise l'email pour les communications officielles aux administrés inscrits sur la liste de diffusion. L'inconvénient majeur reste le risque d'être filtre comme spam et la sur-sollicitation des boîtes. L'intranet, deuxième canal, est l'espace web privé de l'organisation, accessible uniquement aux collaborateurs. C'est là que se publient les notes de service, les comptes rendus de réunion, les formulaires RH et les supports de communication interne. Sara, dans une mutuelle, publie chaque mois la newsletter interne sur l'intranet en plus de l'envoyer par email, pour qu'elle reste consultable durablement. Les réseaux sociaux, troisième canal, ouvrent une fenêtre sur l'extérieur. Facebook touche un public familial et local, Instagram séduit les moins de 35 ans avec son esthétique visuelle, LinkedIn rayonne dans l'univers B2B et le recrutement, TikTok explose chez les adolescents et jeunes adultes. Adrien, dans une école privée, anime trois réseaux sociaux complémentaires pour toucher les familles (Facebook), les anciens élèves (LinkedIn) et les lycéens (Instagram). Le site web, quatrième canal, est la vitrine permanente de l'organisation : il accueille les supports durables (plaquettes PDF, rapports annuels, foires aux questions) que les visiteurs viendront chercher activement. Enfin, le serveur partagé (interne ou cloud type SharePoint, Google Drive, Dropbox) est le canal de diffusion interne par excellence : les collaborateurs y déposent les versions de travail, partagent les supports en cours de production, et y conservent les archives. Yasmine, dans une association culturelle, articule intelligemment ces cinq canaux : un visuel d'événement est d'abord créé et stocké sur le serveur partagé, puis publié sur les réseaux sociaux, relayé par newsletter email, archivé sur le site et sur l'intranet. Maîtriser ce maillage multi-canal démultiplie la portée de chaque support.

5 canaux de diffusion numérique
5.2 – La planification de la diffusion : calendrier éditorial, timing, fréquence
Une diffusion improvisée est une diffusion qui rate sa cible. La professionnalisation du métier d'assistant administratif passe par l'adoption d'un calendrier éditorial, c'est-à-dire un document qui planifie sur plusieurs semaines ou plusieurs mois l'ensemble des publications de l'organisation. Ce calendrier prend la forme d'un tableur (Excel, Google Sheets) ou d'un outil spécialisé (Notion, Trello, Asana, Buffer) qui croise dates, canaux, sujets et responsables. Une ligne du calendrier indique typiquement : la date de publication, le canal cible (Facebook, newsletter, site web), le sujet précis, le visuel associé, le texte d'accompagnement, le responsable de la création et le statut d'avancement. Inès, dans une agence immobilière, tient un calendrier éditorial sur trois mois glissants : elle y trouve la cohérence éditoriale et la sérénité du « toujours savoir ce qui doit être publié la semaine prochaine ». Le timing, deuxième dimension de la planification, conditionne la portée de chaque publication. Tous les jours et toutes les heures ne se valent pas : les newsletters envoyées le mardi matin 9h ou le jeudi 14h obtiennent les meilleurs taux d'ouverture en B2B, les posts Instagram performent mieux entre 18h et 21h, les annonces officielles d'une mairie sont mieux reçues en début de semaine. Adrien, dans une école privée, a observé que ses posts Facebook publiés le mercredi après-midi génèrent deux fois plus de réactions que ceux publiés le samedi soir : il a donc déplacé sa publication-vedette de la semaine. La fréquence, troisième dimension, doit être tenable dans la durée. Mieux vaut publier deux posts par semaine tenus pendant un an que dix posts par semaine abandonnnees après un mois. La constance prime sur l'intensité. Chaque canal a sa fréquence idéale : 1 newsletter mensuelle ou bimensuelle, 2-3 posts Instagram par semaine, 1-2 posts Facebook par semaine, 1 LinkedIn par semaine, 1 article de blog par mois. Yasmine, dans une association culturelle, a calibré sa fréquence en fonction du temps qu'elle pouvait y consacrer (10 heures par semaine), et tient ce rythme depuis deux ans. Sans plan, pas de présence éditoriale durable.

Le calendrier éditorial en pratique
5.3 – L'organisation du stockage : arborescence, nommage des fichiers, droits d'accès
Un fichier introuvable est un fichier perdu. La discipline du stockage numérique distingue les organisations sérieuses des autres, et constitue l'une des compétences les plus appréciées des employeurs chez un assistant administratif. Trois piliers structurent cette discipline. Le premier pilier est l'arborescence des dossiers. Une arborescence bien conçue ressemble à un arbre logique : un tronc commun, des branches principales, des sous-branches spécifiques. Pour une mutuelle, on pourrait imaginer une racine « Communication », avec des dossiers « Newsletters », « Plaquettes », « Site web », « Réseaux sociaux », « Événements », chacun se subdivisant par année ou par projet. Sara, qui a reconstruit l'arborescence d'une PME, a posé un principe d'or : pas plus de quatre niveaux de profondeur, et pas plus de 12 sous-dossiers par dossier, sinon la navigation devient labyrinthique. Le deuxième pilier est la convention de nommage des fichiers. Un nom de fichier doit être auto-portant, c'est-à-dire renseigner immédiatement sur son contenu sans avoir à l'ouvrir. La règle quasi-universelle est : date au format ISO (AAAA-MM-JJ) + thème + version. Exemple : « 2026-03-15_Newsletter-mars_v3.pdf ». Cette discipline permet le tri chronologique automatique, le repérage de la dernière version, et l'identification rapide. Lucas, dans une PME industrielle, a mis en place cette convention après avoir perdu 3 heures à chercher la « vraie dernière version » d'une plaquette qui circulait en quatre exemplaires nommés « plaquette », « plaquette-corrige », « plaquette-final » et « plaquette-final-final ». Le troisième pilier est la gestion des droits d'accès. Selon que les fichiers sont sensibles ou pas, on attribue des autorisations différenciées : lecture seule pour la majorité, modification pour les producteurs, suppression réservée à un administrateur. Théo, dans une mairie, a structuré trois groupes (« Tous », « Service Communication », « Direction ») avec des droits crescendo : les administrés peuvent consulter les supports publiés, le service communication peut produire et modifier, la direction peut valider et archiver. Cette ségrégation évite les modifications accidentelles et trace les responsabilités. Ensemble, ces trois piliers font du stockage un actif stratégique de l'organisation.

Organisation du stockage numérique
5.4 – Les durées de conservation des documents de communication et obligations légales
Tout document n'a pas vocation à être conservé éternellement : certains doivent être conservés pendant des décennies, d'autres doivent au contraire être supprimés rapidement pour respecter la législation. Cette gestion des durées de conservation, encadrée par plusieurs textes en France (Code de commerce, Code du travail, RGPD), est une compétence clé pour tout assistant administratif. Quatre grandes catégories structurent ces durées. La première catégorie regroupe les supports de communication éphémères : posts réseaux sociaux, stories, brouillons, communications internes courantes. Leur durée de conservation utile va de quelques jours à quelques mois maximum. Les stories Instagram disparaissent au bout de 24 heures, mais on peut les conserver dans les highlights ou les sauvegarder en local pour leur usage analytique. La deuxième catégorie concerne les supports éditeuriaux courants : newsletters envoyées, plaquettes en circulation, posts blog. La durée standard de conservation est de 3 à 5 ans, ce qui correspond au cycle de renouvellement éditorial et permet de retracer l'historique de la communication d'une organisation. Sara, dans une mutuelle, conserve toutes les newsletters depuis 2021 dans un dossier dédié : cela lui permet de retrouver très rapidement un visuel ou une formulation utilisés par le passé. La troisième catégorie est constituée des documents à valeur juridique ou contractuelle : contrats de partenariat, conventions de financement, devis signés, factures émises. Le Code de commerce impose une durée de conservation de 10 ans pour les pièces comptables, et le Code civil retient 5 ans pour les contrats. Karim, dans une agence immobilière, archive méthodiquement les mandats signés avec leurs avenants pendant 30 ans, conformément aux exigences du secteur immobilier. La quatrième catégorie comprend les données à caractère personnel soumises au RGPD : fichiers clients, listes d'adhérents, base de prospects. Le RGPD impose le principe de minimisation et de durée limitée : on ne conserve que ce qui est nécessaire à la finalité déclarée, et on supprime ou anonymise au-delà. Pour une newsletter, par exemple, l'adresse email d'un désabonné doit être supprimée dans les 3 ans suivant le désabonnement. Margaux, dans un cabinet médical, a mis en place une revue annuelle de la base patient pour purger les données des personnes parties depuis plus de 5 ans, en cohabitation avec le calendrier de purge du DPO (Délégué à la Protection des Données). Respecter ces durées n'est pas optionnel : c'est à la fois une obligation légale et une protection de l'organisation.

Durées légales de conservation
5.5 – La sauvegarde et la sécurisation des fichiers numériques : cloud, sauvegardes automatiques
Un fichier non sauvegardé est un fichier potentiellement perdu : panne de disque dur, vol d'ordinateur, attaque par rançongiciel, erreur humaine de suppression. La sauvegarde n'est pas une option, c'est une assurance vie pour le travail numérique. La règle universelle des sauvegardes est la règle dite « 3-2-1 » : trois copies des données au minimum, sur deux supports différents, dont une copie hors site (en dehors des locaux). Pour un assistant administratif, cela peut se traduire ainsi : la version originale sur le poste de travail, une copie automatique sur le serveur partagé de l'organisation, et une copie cloud (Microsoft 365, Google Workspace, Dropbox Business) qui assure la protection en cas de sinistre dans les locaux. Sophie, dans une mutuelle, configure dès son arrivée dans une nouvelle organisation le système de sauvegarde sur les trois canaux : elle a vu trop de collègues perdre des semaines de travail après un dommage technique. La deuxième dimension est la sauvegarde automatique. La discipline manuelle a ses limites : on oublie, on remet à plus tard, on est interrompu. Configurer une sauvegarde automatique (toutes les 30 minutes, chaque nuit, chaque semaine selon le rythme adapté) supprime ce risque humain. Google Drive et OneDrive synchronisent automatiquement les fichiers dès qu'ils sont modifiés ; les serveurs internes lancent souvent une sauvegarde complète nuit par nuit ; les outils spécialisés comme Acronis ou Veeam gèrent les sauvegardes différentielles avec versionnage. Quentin, dans une mairie, sauvegarde tous les soirs son disque sur un disque externe chiffré conservé dans un coffre séparé. La troisième dimension est le versionnage. Les outils modernes ne se contentent pas de sauvegarder l'état actuel d'un fichier : ils conservent l'historique des versions successives, ce qui permet de revenir 5, 30 ou 90 jours en arrière en cas de modification regrettable. Cette fonction sauve des situations délicates : un fichier corrompu ou modifié par erreur peut être restauré dans une version antérieure en quelques clics. Enfin, la quatrième dimension est le test régulier de la restauration. Une sauvegarde qui ne se restaure pas est inutile : il faut donc, deux fois par an, simuler une perte et vérifier que la restauration fonctionne réellement. Théo, dans une PME industrielle, organise chaque semestre un exercice de restauration : il choisit un fichier au hasard, demande au prestataire informatique de le restaurer à partir des sauvegardes, et chronomètre le délai. Ce test révèle des défaillances avant qu'elles ne deviennent catastrophiques. La cybersécurité commence par la sauvegarde, et la sauvegarde commence par la méthode.

La règle d'or des sauvegardes
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