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MODULE 1 : Actions sociales et culturelles : mise en œuvre et suivi
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CHAPITRE 1 – Les activités sociales et culturelles (ASC) : cadre et acteurs
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CHAPITRE 2 – Mettre en œuvre les actions sociales et culturelles
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CHAPITRE 3 – Gérer la mise en pages et la diffusion des documents sociaux
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CHAPITRE 4 – Suivre les résultats et évaluer l'impact des actions sociales
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CHAPITRE 5 – Rédiger les écrits professionnels liés à l'activité sociale
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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CHAPITRE 1 – La formation professionnelle : cadre légal et obligations de l'employeur
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MODULE 2 : Organisation des actions de formation et information sociale
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CHAPITRE 2 – Organiser et planifier les actions de formation
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CHAPITRE 3 – L'information sociale : droits, obligations et canaux de diffusion
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CHAPITRE 4 – Les relations avec les représentants du personnel et les instances sociales
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CHAPITRE 5 – Produire des écrits professionnels liés à l'activité sociale
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 3 /BLOC 3: Éléments de paie et suivi des enregistrements via PGI
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CHAPITRE 1 – La structure du bulletin de paie : éléments constitutifs et lecture
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CHAPITRE 2 – Calculer les éléments de rémunération brute
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CHAPITRE 3 – Les cotisations sociales : assiette, taux et calcul
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CHAPITRE 4 – Déterminer le salaire net à payer et les charges patronales
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CHAPITRE 5 – Enregistrer et suivre la paie via le PGI
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 4 : Planification des temps de présence, congés et déplacements
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CHAPITRE 1 – Les règles relatives au temps de travail : durées légales et conventionnelles
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CHAPITRE 2 – Planifier les présences et gérer les absences
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CHAPITRE 3 – La gestion des congés payés et des RTT
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CHAPITRE 4 – Organiser et gérer les déplacements professionnels
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CHAPITRE 5 – Contrôler et valider les états de frais
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 5 : Gestion administrative du personnel : entrées, sorties et bases d'information
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CHAPITRE 1 – Les procédures d'embauche : formalités administratives et obligations légales
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CHAPITRE 2 – Les contrats de travail : types, contenus et formalités
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CHAPITRE 3 – La gestion administrative des sorties du personnel
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CHAPITRE 4 – Actualiser et gérer les bases d'information relatives au personnel
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CHAPITRE 5 – Le dossier individuel du salarié : contenu et obligations de conservation
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
📝– Le dossier individuel du salarié : contenu et obligations de conservation
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Chapitre 5 – Le dossier individuel du salarié : contenu et obligations de conservation
5.1 – La composition du dossier individuel : contrat, avenants, bulletins, formations, disciplinaire
Le dossier individuel du salarié, parfois appelé DPI (Dossier Personnel Informatisé) lorsqu'il est dématérialisé, est la mémoire vivante de la relation contractuelle entre l'employeur et chaque collaborateur. C'est dans ce dossier que se conserve l'ensemble des pièces utiles à la gestion administrative, à la traçabilité juridique et à la défense des intérêts des deux parties en cas de contentieux. Sa structuration rigoureuse n'est pas un luxe : c'est la condition même de la sérénité administrative au quotidien.
Quatre grandes familles de pièces composent un dossier individuel exhaustif. La première rassemble les pièces d'identité et de qualification recueillies à l'embauche : CNI, RIB, attestation de sécurité sociale, diplômes, certificats de travail antérieurs, permis, habilitations métier. La deuxième famille concerne les pièces contractuelles : contrat de travail initial, avenants successifs, mise à pied conservatoire, suspension de contrat, ruptures précédemment notifiées. La troisième regroupe les pièces de paie et de cotisations : bulletins de salaire mensuels, décomptes annuels, attestations DSN, déclarations d'arrêts de travail, justificatifs de congés. La quatrième famille couvre les pièces relationnelles : comptes rendus d'entretiens annuels et professionnels, demandes de formation, attestations de stage, courriers échangés, sanctions éventuelles, courriers de félicitations, médailles du travail.
À ces pièces obligatoires s'ajoutent les documents spécifiques selon le métier ou la situation : permis de conduire pour les commerciaux, casier judiciaire pour les éducateurs sportifs ou les professionnels de santé, habilitation électrique pour les techniciens, certificat médical d'aptitude pour les chauffeurs poids lourds. Karim, gérant d'un restaurant à Marseille, conserve ainsi pour chacun de ses cuisiniers la photocopie du diplôme de CAP cuisine, le certificat HACCP renouvelé tous les trois ans, le casier judiciaire bulletin n°3 (manipulation de denrées) et l'attestation de visite médicale annuelle. Anaïs, infirmière dans une mutuelle de santé, a quant à elle un dossier qui comporte en sus l'inscription au répertoire ADELI et l'attestation d'assurance professionnelle. La construction de ce dossier doit suivre une nomenclature stable, idéalement avec une table des matières en page de garde.

Le dossier individuel du salarié
5.2 – Les durées de conservation légales par type de document RH
Conserver un document RH au-delà de la durée légale est une violation du RGPD : conserver moins, c'est s'exposer à des sanctions en cas de contrôle ou à l'impossibilité de défendre l'entreprise en cas de litige. La maîtrise des durées de conservation est donc l'une des compétences techniques les plus structurantes du métier d'assistant en gestion administrative. Le législateur a fixé des durées différenciées par type de document, en fonction des contentieux susceptibles d'intervenir et des droits qui peuvent être invoqués postérieurement.
Le contrat de travail et ses avenants se conservent cinq ans à compter de la fin du contrat, période correspondant au délai de prescription des actions personnelles ouvertes au salarié contre son ancien employeur (article L1471-1 du Code du travail). Les bulletins de paie se conservent cinq ans pour l'employeur (article L3243-4), mais doivent être remis au salarié qui doit lui-même les garder à vie pour le calcul de sa retraite. Les documents relatifs aux cotisations sociales se conservent six ans (URSSAF, article L243-16 du Code de la Sécurité sociale). Les déclarations DSN et les éléments de paie pour le calcul retraite peuvent être consultés jusqu'à cinquante ans après la liquidation par les caisses, l'employeur n'étant tenu de les conserver que pendant les durées légales.
Le registre du personnel se conserve cinq ans après le départ de chaque salarié inscrit. Le DUERP doit être conservé pendant au moins quarante ans depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, en raison de l'évolution lente de certaines pathologies professionnelles (amiante, troubles musculo-squelettiques, expositions chimiques). Les déclarations d'accidents du travail se conservent cinq ans, mais les dossiers individuels associés à un accident grave doivent être archivés au moins dix ans. Les courriers disciplinaires non amnistiés se conservent trois ans (article L1332-5 du Code du travail). Les bordereaux de visite médicale et les avis du médecin du travail se conservent au moins cinq ans, voire quarante ans pour les expositions à risque. Camille, assistante en mairie, a établi un tableau récapitulatif affiché au mur de son bureau, avec un code couleur (rouge : à conserver à vie, orange : conservation longue, vert : conservation courte) qui lui sert de boussole pour chaque archivage.

Durées légales de conservation RH
5.3 – La numérisation et le classement des dossiers RH : organisation, arborescence, sécurité
La dématérialisation des dossiers RH a profondément transformé le métier de l'assistant en gestion administrative depuis une dizaine d'années. Le passage du papier au numérique offre des gains considérables : suppression de la conservation physique, accès à distance, recherche instantanée, traçabilité fine des consultations, sauvegarde automatisée. Mais cette mutation impose une rigueur d'organisation supérieure : un dossier numérique mal nommé ou mal rangé est plus difficile à retrouver qu'un classeur papier mal étiqueté.
La construction d'une arborescence de classement est l'étape fondatrice. Une arborescence robuste s'articule en trois ou quatre niveaux. Premier niveau : la structure organisationnelle (Administration du personnel / Paie / Formation / IRP / Archives). Deuxième niveau : l'année ou la catégorie. Troisième niveau : le salarié, identifié par nom-prénom-matricule. Quatrième niveau : la nature du document. Sophie, assistante administrative dans une PME industrielle, a ainsi structuré le dossier réseau de son entreprise avec une nomenclature stricte : 01_Contrats / 02_Avenants / 03_Bulletins_paie / 04_Formations / 05_Évaluations / 06_Sortie. Chaque fichier est nommé selon le modèle « AAAAMMJJ_TypeDocument_NomSalarié.pdf », ce qui garantit le tri chronologique automatique et la recherche fulltext.
La sécurité des dossiers numériques passe par plusieurs couches. Les habilitations restreignent l'accès selon le profil : un manager n'accède qu'à son équipe, un gestionnaire de paie aux bulletins et déclarations, un administrateur RH à tout le périmètre. Le chiffrement protège les fichiers en cas de vol ou de fuite. La sauvegarde quotidienne sur un site distant (cloud sécurisé ou disque externe externalisé) garantit la continuité d'activité en cas de sinistre. L'horodatage électronique des documents (eIDAS) prouve la date de création ou de modification, ce qui est essentiel en cas de contentieux. Théo, qui travaille pour un cabinet d'expertise comptable lyonnais, utilise un coffre-fort numérique certifié : chaque document est scellé numériquement à son dépôt, et toute modification ultérieure est tracée. Les bulletins de paie y sont déposés mensuellement et le salarié peut les consulter à vie via un identifiant personnel, même après son départ.

Arborescence et sécurité d'un DPI numérique
5.4 – Le droit d'accès du salarié à son dossier : procédure, délais, limites
Le droit d'accès du salarié à son dossier individuel est l'une des manifestations les plus tangibles du droit à la maîtrise de ses propres données, garanti à la fois par le RGPD et par la jurisprudence sociale. Ce droit ne se limite pas aux situations conflictuelles : il peut être exercé à tout moment, pour préparer un entretien, vérifier une mention de paie, suivre l'évolution de sa carrière, ou simplement faire le point sur la qualité de la relation contractuelle. L'employeur ne peut ni s'y opposer, ni en compliquer indûment l'exercice.
La demande d'accès doit être formulée par écrit, idéalement par courriel ou par courrier remis en main propre contre décharge. Elle doit identifier précisément le demandeur (un salarié ne peut accéder qu'à son propre dossier, sauf délégation expresse à un avocat) et préciser les éléments souhaités (intégralité du dossier ou pièces ciblées). L'employeur dispose d'un délai d'un mois pour répondre, prolongeable de deux mois supplémentaires en cas de complexité particulière, à condition d'en informer le demandeur. La copie est gratuite pour la première demande ; les demandes répétitives ou manifestement abusives peuvent donner lieu à des frais raisonnables. Anaïs, infirmière dans une mutuelle de santé qui prépare une demande de revalorisation salariale, a ainsi obtenu en quinze jours la copie de ses deux derniers entretiens annuels et le détail de son historique de primes.
Plusieurs limites encadrent ce droit. Les documents internes à l'entreprise (notes managériales, comptes rendus de réunion de direction qui mentionnent le salarié sans le viser nominativement) ne sont pas communicables. Les informations relatives à des tiers (collègues, clients) doivent être anonymisées si elles apparaissent dans le dossier. Les documents préparatoires à une décision non encore prise (projet de licenciement en cours d'instruction) ne sont pas communicables tant que la décision n'est pas notifiée. Les informations couvertes par le secret médical (avis du médecin du travail dans son intégralité) ne sont accessibles qu'au salarié lui-même via son propre médecin. Adrien, gérant d'une association sportive saisi d'une demande d'accès par un éducateur qu'il s'apprête à licencier, a sollicité son conseil prud'homal avant de répondre : il a finalement communiqué les pièces déjà notifiées et différé celles relatives à la procédure en cours.

Le droit d'accès du salarié à son dossier
5.5 – La destruction sécurisée des documents RH en fin de délai : procédure, traçabilité
La destruction des documents RH en fin de délai légal de conservation est une obligation juridique. Conserver indéfiniment des données personnelles, même par négligence, constitue une violation du RGPD passible de sanctions financières lourdes (jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires mondial pour les manquements graves). Mais détruire n'est pas jeter à la poubelle : la procédure doit être organisée, documentée, et garantir l'irréversibilité de la destruction comme la traçabilité de l'opération.
Trois étapes structurent la destruction sécurisée. La première est l'identification des documents arrivés à terme de conservation. Cette identification s'effectue généralement de façon centralisée, une à deux fois par an, à l'aide d'un référentiel interne de gestion documentaire. Le SIRH peut générer automatiquement la liste des dossiers individuels candidats à la destruction, par exemple ceux dont la fin de contrat date d'il y a plus de cinq ans. La deuxième étape est la décision : un responsable habilité (DRH, responsable archives, dirigeant) valide la destruction, sur la base d'un état chiffré et nominatif. Cette validation peut intégrer des arrêtages spécifiques (gel temporaire si un contentieux est en cours, prolongation si un risque amiante est identifié). Sophie, assistante dans une PME de bâtiment de Roubaix, a ainsi gelé pour dix ans supplémentaires les dossiers de quatre menuisiers ayant manipulé des matériaux contenant de l'amiante, sur recommandation expresse du médecin du travail.
La troisième étape est la destruction proprement dite. Les documents papier sont détruits par broyage industriel de niveau de sécurité élevé (P4 ou P5 selon la norme DIN 66399), réalisé en interne avec déchiqueteuse adaptée, ou confié à un prestataire spécialisé qui délivre un certificat de destruction. Les documents numériques sont détruits par effacement sécurisé : suppression du fichier puis écrasement de la zone disque, ou destruction physique du support en fin de vie. Un procès-verbal de destruction est rédigé pour chaque opération, mentionnant la date, le type et le volume de documents détruits, l'identité du responsable, l'identité du prestataire éventuel. Margaux, comptable dans un cabinet d'expertise comptable parisien, conserve ces procès-verbaux pendant six ans, conformément aux usages de la profession. Ces PV constituent la preuve, en cas d'audit CNIL, que l'entreprise applique effectivement les durées de conservation et respecte les principes de minimisation et de limitation de conservation imposés par le RGPD.

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